30-07-2018  La Risoul Queyras

La Risoul Queyras, 10° édition, a été baignée par le soleil. Une édition 2018 marquée par quelques nouveautés.
Avec en premier lieu, un critérium, la veille, au sein de la station de Risoul : 20 km et 500 m de dénivelé pour les hommes, 12 km et 300 m pour les femmes, histoire de s'échauffer pour le lendemain. Un critérium qualifié comme le plus haut d'Europe. Peut-être. En tout cas, ce qui est sûr c'est que côté record, la page web du site de la Risoul Queyras méritera d'être actualisée, car il ne s'agit pas de la plus haute cyclosportive d'Europe, le col d'Izoard culminant à 2360 m d'altitude. La Mercan'Tour Bonette avec la cime de la Bonette dépasse largement cette altitude. La Risoul Queyras s'approchait de la cime de la Bonette lorsque le circuit passait par le col Agnel (2744 m) mais restait toutefois un peu moins haute. Autant être exact.

Le dimanche, port obligatoire du maillot afin d'être classé, chacun avait revêtu son maillot bleu ou maillot vert fluo, au choix. Avec une mention particulière pour le maillot bleu, magnifique.

Au départ de la base de loisirs d'Eygliers, c'est parti au choix pour 135 km (3500 m D+), 102 km (2600 m D+) ou 50 km (1400 m D+). Enfin pas tout à fait pour le grand parcours et le moyen parcours, puisque la route des gorges du Guil étant jugée dangereuse par les autorités administratives, le chemin de la Viste est proposé en remplacement, avec une bonne centaine de mètres de dénivelé en plus, histoire de se mettre en jambe !

Côté grand parcours, les grandes lignes de l'année passée sont reconduites. Avec tout de même la suppression de la côte de Pallon (et ses 2 km de montée en ligne droite à 12%) et le mur à la Rua, des difficultés avec peu d'intérêt vu le menu proposé par ailleurs. Et également une modification de la montée vers Saint-Véran, avec une montée directement par la route principale, et une descente par le Bois des Amoureux et le village de Prats Hauts. Avec comme principal inconvénient de cette inversion de parcours, une descente plutôt périlleuse à plusieurs endroits du fait des gravillons et de la route bosselée. Le circuit en sens inverse était franchement mieux.

Côté moyen parcours, la boucle par Saint-Véran est supprimée et remplacée par la montée du col d'Izoard.

Côté sécurité, la descente du col d'Izoard a été maintenue sans chronométrage. Une bonne chose pour éviter la tentation de certains cyclistes de prendre des risques inconsidérés. Malheureusement, en sens inverse, il semble que de nombreux motards avaient des records de vitesse à battre, avec des sorties de virage parfois particulièrement larges. Ou des dépassements de voitures même si des cyclistes arrivent en sens inverse...

Côté carton rouge, la palme revient sans conteste au ravitaillement du col d'Izoard. Bien sûr pas aux bénévoles présents sur place, qui ne pouvaient que distribuer ce qu'on leur avait donné, et qui ont fait face à des agressions verbales de certains cyclistes. Un bel encouragement pour eux de continuer à être bénévole... En tout cas côté logistique, il faudra revoir les quantités d'eau positionnées sur les points de ravitaillement. Surtout quand les prévisions météorologiques sont au beau fixe et les températures chaudes. Les participants du grand parcours ont été les principales victimes de cette négligence.
Autre point négatif repris par plusieurs cyclistes à l'arrivée, l'absence de signaleurs à 2-3 intersections, pouvant causer des erreurs d'aiguillage. Il fallait alors bien suivre le fléchage au sol "RQ", et ne pas faire la confusion avec la tracé de l'Embrunman.

Les esprits chagrins ne doivent toutefois pas oublier la qualité de l'organisation qui reste bonne, les ravitos (hormis le gros couac de l'Izoard) plutôt sympas (avec le choix pour les liquides - eau / coca / ice tea - ce qui n'est malheureusement pas le cas de toutes lees cyclos), le forfait 1 jour de ski gratuit équivalent au coût de l'inscription. Et les paysages emrpuntés, superbes, avec le Queyras, le Briançonnais et la vallée de la Haute-Durance, même si la portion sur la nationale n'est pas la partie la plus plaisante à faire en vélo.

176 cyclosportifs se sont classés sur le grand parcours, 309 cyclistes sur le moyen parcours et 165 cyclistes sur le petit parcours.

Pour 2019, de nouveaux parcours sont prévus. Avec un sondage déjà lancé : "souhaitez-vous un passage en terre sur la Risoul Queyras" ? Sans doute un effet de mode suite à l'Etape du Tour de cette année et le passage sur le plateau des Glières, et la Granfondo Serre Chevalier avec le col du Finestre. Mais au fait, c'est quoi l'intérêt de ce type de passage ? Car il existe des épreuve VTT pour faire des passages en terre. Et il semble qu'il y ait assez de routes goudronnées aux alentours (col de Vars, col Agnel, Izoard, Puy-Saint-Vincent,...) pour se faire plaisir...

Retrouvez le classement du grand parcours, du moyen parcours et du petit parcours.



    


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