#1 23-08-2010 20:47:50

fred1383
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L'Alpigap 2010

Pour sa 14° édition, l’Alpigap a adopté le mode du changement avec des parcours un peu moins long et avec un peu moins de dénivelé, notamment pour le grand parcours. Un changement qui survient périodiquement puisqu’en 2004 le parcours visitait le Champsaur et le Dévoluy avec le col du Noyer, puis ce fut un intermède avec Orcières Merlette avant cette année de prendre la direction du Veynois, du Dévoluy et du Champsaur.
L’adoption de ce nouveau parcours fut mouvementée, puisque le premier tracé envisagé a du être changé à cause d’un rallye automobile empruntant les mêmes routes. Et pour finir, c’est une manifestation à Saint-Etienne-en-Dévoluy qui a empêché de prendre la montée classique du col du Noyer via Truziaud ; un détour par le quartier des Pins s’est alors imposés, avec des pourcentages franchissant allègrement les 10%.
Le grand parcours (Champsaurin) affichait 145 km et environ 2800 mètres de dénivelé, le moyen parcours (le Dévoluard) 127 km et 2400 m et le petit parcours (le Veynois) 72 km et 1200 m.
Cette baisse des difficultés n’a toutefois pas attiré les foules sur le grand parcours, puisque ce sont seulement 136 cyclosportifs qui sont classés sur la distance, contre 163 cyclistes sur le moyen parcours et 166 cyclistes sur le petit parcours. Une répartition somme toute équilibrée.
Sans doute que la chaleur a modérée l’ardeur de certains.
Comme chaque année, le départ fut donné du Carina. Les mollets s’échauffent vite, puisqu’après 9 km, déjà 400 m de dénivelé ont été effectués, avec en toile de fond la montagne de Céüse. Une magnifique descente permet alors de rejoindre à vive allure La Roche-des-Arnauds. S’engage alors une belle partie de manivelles jusqu’au Pont-de-Chabestan, via Veynes, sur une portion de route très très roulante.
Le parcours devient alors légèrement vallonné avant d’atteindre les cols de Bachassette (940 m) et des Verniers (1042 m), avec pour conséquence un morcellement des nombreux groupes qui s’étaient formés précédemment.
Le Champsaurin et le Dévoluard prennent ensuite la direction du col du Festre (1442 m), avec une montée longue de 13 km. En haut, la vue est superbe sur le massif du Dévoluy, avec un ciel bleu d’une grande pureté. Le col des Rioupes demande un dernier petit effort avant le Défilé des Etroits, lieu du 2° ravitaillement. Côté aliments solides, le choix entre sucré et salé est appréciable. MAIS concernant le ravitaillement liquide, on ne peut que déplorer la présence uniquement d’eau ; même pas la trace d’un peu de sirop. DOMMAGE.
champsaur.jpg Le ravitaillement est le bienvenu pour prendre quelques forces avant de partir à l’assaut du col du Noyer (1664 m) et ses rampes à plus de 10%. Ce col permet alors de basculer dans le Champsaur, en direction de Saint-Bonnet-en-Champsaur, lieu de bifurcation des 2 plus grands parcours. Il reste alors 45 km à parcourir. La chaleur est à ce moment bien pesante dans la montée qui mène les cyclistes jusqu’à Chaillol. Le bas de la montée est l’occasion d’apercevoir un magnifique cadran solaire.
Pont-du-Fossé (km 120) est le lieu du dernier ravitaillement, avant la dernière difficulté du grand parcours : la montée vers Saint-Léger-les-Mélèzes puis Ancelle. Il ne reste alors plus que le col de Manse (1269 m) très roulant et la bonne dizaine de kilomètres de descente sur Gap.
A l’arrivée, l’hôtel Pavillon-Carina permet aux cyclistes de se rafraichir sous une bonne douche, et de se restaurer avec un repas servi dans le restaurant. Un cadre inhabituel pour une arrivée de cyclosportive, mais tellement agréable.
L’Alpigap est sans conteste une vraie belle cyclosportive qui mériterait sans doute une participation un peu plus importante.

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