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#1 13-06-2010 11:27:47

fred1383
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Les Cimes du Mercantour 2010

breil.jpg Les Cimes du Mercantour, un parcours magique. Voila comment se définit le parcours de 120 km et ses 3000 mètres de dénivelé. Un profil où tout ce qui est sans intérêt pour un cycliste, c'est-à-dire les portions plates, n’existe pas (ou quasiment-pas). Juste une succession de cols. Le bonheur. Et un régal pour les yeux avec notamment les panoramas sur les sommets du Mercantour et les genêts fleuris qui tapissent la montagne.
Près de 250 cyclistes se sont retrouvés au départ de Breil-sur-Roya, pour cette 6° édition. Des cyclistes venus en grande partie des Alpes-Maritimes.
Le départ, donné à 8h30, fut un vrai bazar pour ne pas dire plus, obligeant de nombreux concurrents à commencer par un peu de marche à pied. Dommage pour une épreuve qui n’en n’est pourtant pas à sa première édition. Cela restera le seul petit point noir de la journée (avec peut-être aussi l’absence de salé sur les ravitaillements), car pour l’essentiel, à savoir les signaleurs et la sécurisation des carrefours, cela était parfait.
Au sortir de Breil-sur-Roya, le col de Brouis (879 m) long de 10 km avec une pente moyenne de 5,6 % marque la première ascension de la journée et permet de rejoindre Sospel. Suivent alors le col de Castillon (718 m) long de 6 km, puis la partie finale du col de Braus (1002 m).
Une descente de 10 km, avec quelques passages avec des virages en épingle à cheveux impressionants, conduit les cyclosportifs jusqu’à L’Escarène, pour affronter alors la principale difficulté des Cimes du Mercantour, le col de Turini. Un col mythique, pas pour le cyclisme, mais pour les rallyes automobiles puisqu’il est lié au rallye de Monte Carlo.
luceram.jpg Le col de Turini (1604 m) est long d’environ 26 km, avec une pente moyenne de 4,8 %. Les véritables difficultés de ce col sont concentrées dans sa première moitié, puisque la pente moyenne des 16 premiers kilomètres dépasse les 6 %. Cela laisse le temps d’admirer le magnifique village médiéval de Luceram.
Arrivé à la Baisse de la Cabanette, il reste alors 10 km avec un peu moins de 300 m de dénivelé pour atteindre le sommet du col et le dernier ravitaillement. Le temps, en partie nuageux, et un léger vent, rendent la température idéale pour rouler. Dans cette partie finale, le circuit passe par Peira Cava, un hameau qui fut, pour la petite histoire, la première station de ski de sports d'hiver des Alpes-Maritimes.
La descente du col de Turini, longue de 24 km, permet de rejoindre la commune de Sospel, en descendant la vallée de la Bevéra (notons que le col de Turini est un lien entre les vallées de la Vésubie, de la Bevéra et du Paillon), via notamment le village de Moulinet, l’impressionnante Notre-Dame de la Menour et les Gorges du Piaon. La première partie de la descente nécessite une prudence extrême du fait d’une route extrêmement dégradée rendant la descente très scabreuse.
brouis.jpg A Sospel, reste alors la dernière ascension du parcours, le col de Brouis, en sens inverse du matin. La pente est douce et la seule difficulté éventuelle peut être l’accumulation de la fatigue. Au sommet du col, une belle descente, très roulante, permet de rallier l’arrivée à Breil-sur-Roya pour se restaurer.
Pour la petite histoire, le grand parcours a été remporté par le champion de VTT Cédric Ravanel, tandis que sa femme, Cécile Ravanel, s’adjugeait la 11° place (et la 1° place de sa catégorie) du petit parcours de 62 km.

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