#1 07-07-2009 18:57:32

fred1383
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La Serre-Che Luc Alphand 2009

serre-che.jpgLa Serre-Che Luc Alphand s'est déroulée le 5 juillet sous un magnifique soleil. Cette cyclosportive constitue chaque année une des épreuves de référence au niveau national de part la qualité de son organisation et les cols mythiques proposés. Les nombreux cyclosportifs qui viennent participer ne s'y trompent pas d'ailleurs. Avec en prime l'habituel maillot cycliste offert et de couleur différente chaque année : cette année, c'est rouge avec des liserés noir et blanc. Suite à une grave chute à moto la semaine précédente, Luc Alphand n'est bien sûr pas présent cette année.
Pour cette 12° édition, le parcours a fait l'objet de modifications avec comme principales nouveautés l'ascension du col du Montgenèvre, une incursion en Italie et l'ascension du col de l'Echelle. Le col de l'Izoard est toujours présent : initialement annoncé avec une ascension versant Nord, l'ascension se déroule finalement côté versant Sud, par Guillestre, Arvieux et la Casse Déserte.
Le départ est donné à 7h30 pour le grand et petit parcours (et 8h30 pour le parcours intermédiaire) à Chantemerle au lieu de Saint-Chaffrey comme les années précédentes.
A 7h30, l'air est bien frais, mais avec le soleil qui pointe le bout de son nez, le ciel dégagé et les ascensions qui se profilent, nul doute qu'il va faire chaud. Mais ici pas de risques de déshydratation, ou alors il faut le faire exprès ! Jugez-en un peu : ravitaillement en haut du col du Montgenèvre (peu de succès vu la proximité du départ), en bas et en haut du col de l'Echelle, à Guillestre, à Arvieux, à la Casse Déserte et en haut de l'Izoard !
briancon.jpgAprès quelques kilomètres avalés très rapidement, descente oblige, voilà la ville de Briançon qui se présente. Le levé de soleil sur les fortifications Vauban, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, est magnifique. La première difficulté, le col du Montgenèvre, du nom de la station de sport d'été et d'hiver de Montgenèvre traversée, arrive rapidement.
L'ascension est relativement régulière, avec des pourcentages oscillant entre 5 % et 8 %. La route qui s'élève offre de superbes points de vue sur Briançon et les montagnes aux alentours. A proximité du sommet trône un monumentale obélisque érigé en l'honneur de Napoléon I°, grâce à qui ce col est devenu une véritable route. Direction alors l'Italie, pour une incursion d'un peu moins de 40 km : descente sur Clavière et Cesana. Puis l'heure est au regroupement pour affronter les longues portions de plat (ou de faux-plats globalement descendants) qui suivent. La commune d'Oulx et ses portions pavées est traversée, avant d'aller vers Bardonècchia qui marque l'approche du col de l'Echelle (et de la frontière française) après un peu plus de 50 km parcouru.
Le col de l'Echelle fait la liaison entre la Vallée Etroite et la Vallée de la Clarée avec le village de Névache. L'ascension est longue d'environ 9 km. Depuis le bas, ce col dévoile des lacets qui peuvent paraître un peu effrayant, laissant penser par exemple au col du Noyer. Mais non, malgré quelques passages flirtant ou dépassant légèrement les 10 %, l'ascension n'a rien de terrible si on sait se montrer raisonnable. L'arrivée au sommet se fait tout en douceur, au milieu d'un magnifique et verdoyant plateau.
nevache.jpgAprès une descente rapide sur Névache, la quinzaine de kilomètres de la vallée de la Clarée se fait aussi à vive allure. Pas vraiment le temps de flâner pour admirer les nombreux cadrans solaires dans les communes et hameaux traversés. Revoilà alors la ville de Briançon après environ 90 km de parcouru. Le petit parcours remonte vers Serre Chevalier tandis que le grand parcours descend la vallée de la Durance jusqu'au hameau de Prelles de la commune de Saint-Martin-de-Queyrières, pour quitter la route nationale. Une pittoresque petite route surplombant la Durance permet d'atteindre les communes des Vigneaux et de L'Argentière-la-Bessée. Là aussi, pour admirer (et chercher) les nombreux cadrans solaires de la Vallouise, il faudra revenir.
Bifurcation alors sur la route nationale pour 16 km qui permettent d'éviter la petite route qui mène à Champcella avec sa terrible côte. En contrepartie, les cyclistes se mêlent à un flux de circulation toujours assez important sur cet axe. Il est plutôt conseillé d'avancer groupé sur cette portion en raison du vent de face, afin de préserver ses forces pour la principale difficulté du jour qui se profile de plus en plus. Le passage au pied de l'extraordinaire place forte de Montdauphin inaugure l'approche de Guillestre et des premières mises en bouche de l'Izoard.
La remontée de la vallée du Guil se fait vent dans le dos, avec en contrepartie une sensation de chaleur de plus en plus présente. La traversée de la combe du Queyras est toujours un spectacle magnifique. Le Guil coule à flot après cet hiver très enneigé. La quinzaine de kilomètres de long faux plat est usante. A la bifurcation de la route entre Château-Queyras et Arvieux, 140 km ont été parcourus, et voilà qu'il faut monter les 14 km qui mènent au sommet du col de l'Izoard.
Jusqu'à Brunissard (après être passé à Arvieux et à son ravitaillement), il est sage de ne pas se mettre dans le rouge puisque cette première moitié d'ascension n'est pas la plus dure. Un peu plus de 5 km à près de 10 % de moyenne séparent en effet Brunissard de la Casse Déserte. Spectacle grandiose que cet univers rocailleux à plus de 2000 mètres d'altitude. Une stèle y est dédiée à Fausto Coppi et Louison Bobet, deux grands champions cyclistes qui ont fait de l'Izoard une légende. Une courte descente amène à la rampe finale de l'ascension pour atteindre 2361 mètres d'altitude.
La fin des difficultés est alors proche. Une longue descente d'une vingtaine de kilomètres permet de revenir à Briançon, avant de remonter pendant quelques kilomètres vers Serre-Chevalier et Chantemerle, avec un flux de voitures qui ne rend pas cette partie du parcours comme la plus agréable. Mais la griserie de l'imminence de l'arrivée est là.
Au final, le compteur affiche près de 190 km et 3300 m de dénivelé. Une bien belle distance car les cyclosportives d'une telle longueur se font hélas de plus en plus rare de nos jours.
A l'arrivée, les conccurents peuvent profiter de douches, d'un bon plateau repas et de nombreux lots de valeur sont à gagner.
A noter que les cyclistes pourront monter l'Izoard en toute tranquillité le 24 juillet prochain puisque le col sera fermé à la circulation automobile. Peut-être aurez-vous déjà profité du 7 juillet et de la montée du col en nocturne, un soir de pleine lune.

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