20-06-2016  La Mercan'Tour

La Mercan'Tour - Café du Cycliste a connu pour sa première édition des conditions météorologiques très loin d'être estivales et de saison. Mais c'est bien le seul bémol qu'il est possible de trouver, car pour le reste, c'est à dire pour tout ce qui est maitrisable par l'organisation, il n'y a qu'une chose à espérer : que l'épreuve soit pérennisée et rencontre un succès grandissant.

Tout d'abord, côté parcours, le défi proposé était magnifique et de taille, au départ de Guillaumes, dans les Alpes-Maritimes. Avec une distance de 180 km et un dénivelé de 4600 m au sein du Parc National du Mercantour, la Mercan'Tour se classe comme étant la 4° épreuve cyclosportive la plus exigeante de France après le parcours spécifique de l'Ardéchoise Vélo Marathon, la Marmotte Pyrénées et la Marmotte Alpes (voir les indices de difficultés des cyclosportives).
Le parcours de 119 km avec 2900 mètres de dénivelé constituait également un beau défi.

Au départ de Guillaumes donc, les cyclistes ont pu s'élancer à une heure matinale (7h30) pour remonter la vallée du Haut-Var, sous une météo plutôt clémente par rapport à ce que certaines prévisions pouvaient laisser craindre. Direction Saint-Martin d'Entraunes, Entraunes, Estenc (source du Var) avant d'atteindre le col de la Cayolle (2326 m). Une ascension depuis Guillaumes longue de 31 km. Les orages de la veille ont laissé une petite pellicule blanche de neige au sommet, contribuant à refroidir l'atmosphère avec une température voisine des 6°C.
Pour la descente, les vêtements chauds et coupe-vent étaient de rigueur car les températures basses associées à un léger vent engendraient une température ressentie glaciale. Certains cyclistes imprudents partis en tenue légère s'en sont d'ailleurs mordus les doigts.
La descente permettaient de basculer vers la vallée de l'Ubaye et de rejoindre Barcelonnette, lieu de demi-tour pour les participants du parcours de 119 km qui refont alors le parcours en sens inverse.

Le grand parcours prend lui la direction de Jausiers avec en toile de fond un ciel plutôt bien couvert, pas forcément très engageant. C'est alors le moment d'affronter la très longue montée vers la Bonette, 24 km d'ascension à 6,7 % de moyenne. Les marmottes, dont certaines apparaissent peu farouches, observent les cyclistes dans leur effort. La fermeture du tour de la Bonette permet d'offrir au sommet un "petit" raccourci à tous les cyclosportifs qui se sont aventurés sur le parcours de 180 km.
Le col permet alors de basculer vers la vallée de la Haute-Tinée. Chacun va alors subir des conditions météorologiques différentes suivant son temps de passage. Certains vont devoir affronter la pluie dans la descente de la Bonette. La prudence est alors de mise. D'autres ne rencontreront qu'une route mouillée mais un temps sec pendant la descente. La pluie interviendra alors plus tard, dans la vallée. Par chance, l'épisode pluvieux ne durera pas jusqu'à l'arrivée, permettant de se dire ainsi que cela aurait pu être bien pire.
Après les 25 km de descente jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée, l'occasion est belle de continuer à récupérer encore pendant près de 30 km jusqu'à Saint-Sauveur-sur-Tinée. Un dénivelé négatif de près de 2200 mètres depuis le col de la Bonette !

Il ne reste alors "plus" que le col de la Couillole et la petite montée sur Valberg. Il est vrai que le col de la Couillole (1678 m) n'est sans doute pas le col le plus connu et le plus couru du Mercantour. Pourtant, avec une longueur de 16 km à 7,3%, ce col n'a rien d'une partie de plaisir pour finir un tel parcours. L'étonnant village de Roubion marque l'approche de la partie terminale de ce col. Au sommet, le reste du parcours relève presque d'une formalité entre descente et remontée de 6 km avec 220 m de dénivelé jusqu'à la ligne d'arrivée située à Valberg.
Il reste ensuite une douzaine de kilomètres (hors course) d'une belle descente pour rejoindre le village départ de Guillaumes.

Côté organisation, celle-ci a été à la hauteur des parcours proposés. La sécurité était bien assurée aux différents carrefours. Les ravitaillements étaient en nombre (5 sur le grand parcours + 1 sur la ligne d'arrivée) et de qualité. Et un plateau repas attendait chacun à Guillaumes.
Christophe Menei, organisateur de la Mercan'Tour - Café du Cycliste n'en n'est effectivement pas à son coup d'essai puisqu'il a notamment organisé auparavant la Valberg Cyclo.

Côté bilan chiffré, 375 cyclistes étaient inscrits et 290 ont pris le départ, les prévisions météorologiques ayant sans doute dissuadé les autres. 119 cyclistes se sont classés sur la parcours de 119 km et 116 cyclosportifs sur le parcours de 180 km. Avec donc globalement une soixantaine d'abandons.

Retrouvez le classement du parcours de 180 km et de 119 km.

Vivement l'année prochaine, pour plus de soleil et pour une montée en puissance et reconnaissance de la Mercan'Tour - Café du Cycliste. Pour tous les cyclistes en quête de nouveaux défis et/ou de paysages grandioses, rendez-vous à Guillaumes en 2017 !



    


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